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(mis à jour jeudi 13 novembre 2008 à 11:51)

24/06/2008

24/06/08 - 17:30

Pour faire court, j'ai été assez fasciné par la pensée boudhiste comme bon nombre d'entre nous, mais depuis quelques années, je prend du recul car j'estime finalement qu'il y a quelque plaisir dans la souffrance, plaisir et souffrance essentiels à notre existence.

commentaires

24/06/08 - 17:39

Il n'y a pas vraiment de vérité absolue dans le bouddhisme, tout est question d'expérience et de vécu personnel je pense. A chacun de trouver la voie qui lui convient...

24/06/08 - 17:50

Quel ennui sans souffrance et plaisirs..
seraient nos vies..

24/06/08 - 17:53

J'pense qu'il faut vivre les deux pour relativiser et trouver son juste milieu, son équilibre.

24/06/08 - 18:30

Chacun parle depuis son propre site.

Nous sommes devenus aveugles et oublieux, nous, homme de l'Ouest, à ce que signifie véritablement d'excès le véritable équilibre - celui pour qui la douleur et le plaisir sont simplement deux modalités de l'amour - là où il n'y a plus et ne saurait plus y avoir de _souffrance_.

Ce qu'il y a au bout, ce n'est pas l'ennui - mais la béatitude toute simple.

24/06/08 - 18:54

(de l'amour ou du "vide". Just words.

La question n'est pas de savoir quelle représentation est correcte, mais laquelle peut nous mener, chacun individuellement, à l'expérience décrite pas le bouddhisme.

Et là-même, ce n'est pas une question de représentation - ce qui nous plaît ou nous flatte - c'est une question de _qui_ est là pour nous guider.)

24/06/08 - 19:13

Mouais...

Je note quand même que la souffrance s'est dédoublée de la douleur, alors que j'espérais bien parler de la souffrance dans son entièreté.

D'autre part, ton dernier post reviens à dire que le boudhisme n'est qu'une sorte de vague direction nous incitant à progresser...

(bon je suis assez fatigué alors je râle, ce qui arrive peut-être à point nommé dans le dessein divin pour te faire parler)

24/06/08 - 19:38

Le bouddhisme n'est pas une religion de bisounours, il a eu aussi sa part dans l'horreur du monde, à certaines époques.

25/06/08 - 09:06

raconte-nous ça...^^

25/06/08 - 21:15

La douleur et le plaisir sont des sensations résultant de notre perception du monde par nos 6 sens.
On pourraient prétendre en effet qu'ils contribuent à notre conscience d'être.

Entre douleur et plaisir n'y est qu'un voile vite déchiré. La passion nous porte les deux à proximité. Un enfant qui regarde ses parents faire l'amour pourrait bien dire "papa fait mal à maman"!

De là, m'y trouver dans une référence au bouddhisme..... :/

28/06/08 - 20:13

Le canon bouddhiste, ultra savant et compliqué pour moi

Je dirais en ce qui me concerne que ce n’est pas tant la pensée bouddhiste qui est fascinante mais l’expérience de Vipassana…
Ça, faut y goûter !

30/07/08 - 16:39

tu es fait pour te convertir au christianisme : la paix dans la souffrance ou l inverse ...

05/08/08 - 21:44

Je reviens ici très tard, trop sans doute.

La douleur, c'est juste une sensation. A ce titre, c'est comme uen crotte de chien ou une odeur de clope : ce ne concerne _personne_. La souffrance, c'est la douleur quand elle commence à concerner quelqu'un - d'une certaine façon, la souffrance c'est _ma_ douleur.

Mais rien de tout cela, aucune de ces distinctions, n'est ultime. Dans l'ultime, il n'est rien à dire - ou plus exactement : il n'est _personne_, aucun masque, pour le dire - et non, ce n'est pas la mort, sinon du petit moi.

Mais le langage que j'emploie là est plus celui d'un certain advaïta vendanta occidentalisé que celui du bouddhisme.

La question n'est pas de savoir qui a raison, mais bien quelle est la représentation qui nous touche. Après, c'est juste une question d'aller au bout de cette représentation (au delà de vipassana même) - qu'elle nous touche plus particulièrement ne sert que de moteur.

On peut donc se réclamer du bouddhisme, du taoisme, du zen, d'un christianisme, du soufisme, etc. peu importe, e tout est d'aller au bout - tant qu'on se réclame, d'ailleurs, on n'y est pas.

03/09/08 - 11:01

Je ne partage justement pas cette définition de la douleur et de la souffrance. Pour moi douleur est à un ressenti par nature, au même titre que plaisir, et ils sont fondamentalement différents, pas forcément antagonistes pour autant. Par ailleurs, la douleur peut effectivement être à l'origine d'une souffrance, mais pas forcément, la souffrance est pour moi un état d'âme plus continu et plus problématique, mais qui peut englober une part de plaisir aussi. La souffrance peut toucher des sphères plus élevées de la conscience que la douleur. En fait la souffrance est directement liée à notre niveau de discernement.
S'il m'est évident que la douleur fait partie de l'existence et qu'il est sot de rechercher systématiquement sa suppression ou sa prévention, la question me paraissait moins évidente pour la souffrance, que j'opposais davantage à la béatitude qu'au plaisir. En cela, je ne suis pas sûr et certain que l'homme puisse et doivent s'affranchir de la souffrance. Pas sûr ça veut dire pas sûr.

03/09/08 - 11:04

Tes deux dernières phrases, Kliban, correspond d'ailleurs à ce que je voulais exprimer initialement : mon expérience ne correspond plus avec la représentation que j'ai du bouddhisme, et je préfère être cohérent et poursuivre mon expérience plutôt que de m'inhiber au nom d'une valeur supposée que j'accorderais à une représentation d'une pratique que je ne connais pas de l'intérieur. Tant qu'on s'en réclame, on n'y est pas.

24/09/08 - 14:10

Le but du bouddhisme est d'aller au delà de l'existence et de la non existence, au delà de la souffrance et du plaisir, au delà de toute dualité...

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